Traces de l’invisible

Exposition Carte Blanche au Centre Wallonie Bruxelles

Du au

Extra Muros

Exposition Carte Blanche – Traces de l’invisible
24.02 > 17.04.2022
Vernissage : 23.02.2022
Centre Wallonie Bruxelles – Paris

Artistes
Marcel Broodthaers, Pélagie Gbaguidi, Guy-Marc Hinant, Fabrice Samyn, Emmanuel Van der Auwera, Angel Vergara, Dominique Vermeesch (do-space), Sophie Whettnall
Performance
Angel Vergara
Musique et films
Guy-Marc Hinant (Subrosa)

La CENTRALE présente l’exposition Traces de l’invisible (24.02 > 17.04.2022) au Centre Wallonie Bruxelles, Paris.

Un poème qui s’efface sous une averse (Marcel Broodthaers), une peinture qui prend forme sous un drap (Angel Vergara), des socles vides, réminiscences ou devenir d’oeuvres (Fabrice Samyn), des dessins automatiques comme autant de traces de traumatismes et credo contre l’oubli de l’histoire coloniale (Pélagie Gbaguidi), l’ombre dessinée d’un arbre invisible (Sophie Whettnall), des éléments d’un Merzbau oublié (Guy-Marc Hinant), des oeuvres réceptacles de l’au-delà (do-space), des images de vidéosurveillance questionnant les limites entre visibilité et invisibilité (Emmanuel Van der Auwera)…

L’exposition Traces de l’invisible plonge le spectateur dans les tréfonds de l’âme humaine, en activant des zones de sensibilités inactives.
Elle dévoile des oeuvres de huit artistes belges et invite à découvrir leurs démarches singulières entre mystère et fascination, traces d’expériences psycho-sensorielles, transparence et opacité, présence et absence, visibilité et invisibilité. En révélant les multiples temporalités de l’oeuvre de sa création à son observation, l’hégémonie du conscient et du quotidien est transcendée.
Preuve s’il en est que la forme de l’oeuvre d’art contemporaine s’étend au-delà de sa forme matérielle. Elle est un élément reliant, un principe d’agglutination dynamique. Tel un point sur une ligne plus ou moins visible à l’oeil nu.¹

L’intitulé paradoxal Traces de l’invisible questionne la genèse même de l’art : serait-ce rendre visible l’invisible ? Bien que cette question demeurera entière, l’exposition se base et paraphrase les préceptes de la phénoménologie de la perception et réfute le préjugé du monde objectif et de la réalité objective². En d’autres mots, ce n’est pas le visible qui est décisif dans une oeuvre, mais plutôt la forme des rapprochements que l’artiste et le spectateur opèrent. Cette approche considère la perception en termes de communication ou de communion du spectateur avec l’oeuvre³.
C’est cette expérience du ‘voir comme un ressentir’ qui est proposée au visiteur de Traces de l’invisible.

¹ Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Les presses du réel, 2001, p.21.
² Carine Fol, Distant proximity, CENTRALE for contemporary art, Bruxelles, 2014
³ Ibidem

les yeux-voix (do.space) © davanacker

Exposition

J-85 avant l’ouverture de l’exposition